Ryûkyû : le fer un métal rare et précieux

Le fer un métal rare et précieux.

Le royaume des Ryûkyû et la métallurgie du fer.
Le royaume avait un handicap de taille, il ne possédait pas de gisement de fer 鉱山 ni même de sable aurifère car celui-ci étant absent des rivières川砂鉄de l’archipel. Pour pouvoir se procurer ce fameux métal, le royaume en était réduit à l’importer de l’étranger. Ses principaux fournisseurs étaient la Chine 中国(铁) et le Japon大和 (鉄).

Des vestiges de forges 鍛冶屋datant du 12 et 13e siècles ont mis à jour sur la grande île d’Okinawa 沖縄本島, prouvant ainsi que le fer 鉄était déjà importé à cette époque. D’autres fouilles ont fait ressortir une variété d’objets en fer , allant des armes à quelques outils agricoles , datés du 14e siècle. Ces découvertes se situent avec logique dans les environs rapprochés d’un château fort ou d’une position fortifiée.

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Fig.0161.Pointes de flèches.

Les classes aisées du royaume; n’ont jamais eu de difficultés particulière à se procurer des armes , outils et objet en fer . Les musées de l’archipel nous offrent des exemplaires d’armes, de vestiges de cotte de mailles, d’objets et d’ustensiles en fer . Les nobles achetaient ce métal sous forme de produit fini. Le minerai  鉄鉱石 était moins cher à importer mais il fallait posséder des forges et le savoir faire pour le transformer en objet de qualité, ce qui n’était pas toujours le cas. Le niveau technique des forgerons locaux semble avoir été inférieur à celui des artisans japonais de l’époque.

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Fig. 0129- Forgerons japonais.

Une tradition orale retrace l’histoire d’un artisan forgeron japonais ナリヤ鍛治 (Nariya) ayant immigré dans une des îles du royaume des Ryûkyû, y apportant un savoir faire transmis de génération en génération ( voir plus bas) Cette tradition a été en partie confirmée après la découverte sur l’île de Kikaigashima 喜界島・ 城久遺跡 ( à 380 kilomètres des côtes du Japon) des vestiges d’un centre sidérurgique datant du 12e siècle. Cette île est une des îles qui servaient d’étapes de ce que les archéologues surnomment  » la route japonaise du fer 和鉄の道・Iron Japanese Road » Cette une route maritime antique  縄文時代 qui reliait la région de Kagoshima 鹿児島 ( Japon ) à l’île de Taiwan 台湾 (mer de Chine) Elle passait par les îles ;Yaku 屋久, Tanegashima 種子島 , Amami 奄美大島 , Okinawa 沖縄本島 , Miyako 宮古島 et Ishigaki 石垣島. Ces îles forment un gigantesque chapelet qui permettait aux embarcations de l’époque de les relier les unes après les autres. limitant ainsi le danger des longues traversées.

Outillage: Christian Faurillon karatehistorique.wordpress.com
Les artisans menuisiers et les charpentiers des chantiers navals de la proximité du port de Naha 那覇港, semblent avoir profité d’une abondance d’outils en fer. Ces artisans étaient pour la plupart des ouvriers chinois expatriés auxquels leur empereur souverain avait fournit le matériel dans le cadre d’une assistance technique dont était bénéficiaire le petit royaume vassal des Ryûkyû. Sans outils en métal, pas de navire ou de constructions élaborées digne de ce nom.
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Fig.0133- Outils des charpentiers maritimes ( Outils relativement récents).

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Fig.0414- Outils de la forge / 鍛冶屋の道具.  沖縄の民具 /考古民俗叢書より。

Un cas singulier de distribution d’outils:
Au 14e siècle un noble sans fortune de la région de « Urasoe no Jyana 浦添の謝名  » reçu en héritage une somme importante. Bien avisé qu’il était, il la consacra à l’achat d’une grande quantité de minerai de fer 鉄塊 fourni par le marché japonais 日本の商船 Le minerai fut transformé en armes 武器 et en outils agricoles 鉄製農具. Les outils furent distribués à la population paysanne 農民 du fief . Quand aux armes , le noble en dotât ses troupes. Une fois ces dernières équipées comme il se doit, il commença à se tourner vers les territoires de ses voisins. Fort des succès militaires successifs qu’il engrangeât, il finit par être sacré roi du royaume de » Chūzan 琉球国中山王 » Ce roi rentra dans la postérité sous le nom de  » Satō 察度 « (1321 – 1395) . Le roi Satō 察度 n’avait pas tardé à comprendre l’avantage que l’on pouvait tirer du fer sur le plan économique et bien évidement militaire . Cet avantage, il l’avait expérimenté avec bonheur sur des adversaires beaucoup moins bien équipés que ne l’était son armée.

L’exemple ci-dessus traité est rare. Les chroniques ne signalent pas d’autre cas de distribution de minerai de fer ou d’outils au bénéfice des couches populaires. Les quelques forges en état fonctionnaient sous la surveillance d’un intendant dit « magistrat des forges et du fer  鍛冶・鉄・奉行 » . Produit sensible ,réglementé et sous haute surveillance. On comprend que les successeurs du roi Satō 察度se soient souvenus du rôle qu’avait joué le fer dans son accession au trône.

À partir du 15e siècle, les chroniques, nous signalent, des forgerons itinérants et des chaudronnier-couteliers « Nabinagū  ナービナグー( 鍛冶屋) allant de village en village réparer les quelques outils en fer et marmites 道具の修理. mais les rares outils en fer aux mains des paysans, se limitaient bien souvent à quelques couteaux — exp: le couteau dit de mer “umibochya ウミボゥーチャー・海包丁” et dit également « couteau requin サメ包丁 » , Les couteaux sont irremplaçables pour les divers travaux du quotidien . Il est donc parfaitement irréalisable et impensable que les autorités de l’ époque en aient interdit l’usage .

Un de ces forgerons a laissé des traces dans la mémoire collective sous le nom de « forgeron Nariya ナリヤ鍛冶  » il aurait détenu son savoir d’un long séjour à Satsuma 薩摩 puis serait revenu vivre dans son île natale de Yaeyama 八重山 (archipel Sakishima) où il se serait fait une solide réputation dans la fabrication de couteaux.  Source : 宮古島庶民史 / 三一書房  /1957.

L’outillage agricole en fer :
Au cours des 13e ,14e et 15e siècle , la teneur en fer de l’outillage agricole ne semble pas avoir dépassé les 20% (estimation). En Occident, au 13 siècle la teneur en fer de l’outillage est à peu près similaire. Comme quoi, la pénurie de fer pour l’outillage n’est pas exceptionnelle ni limitée à cette région du monde.

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Fig.0132- le couteau dit “de mer” ウミボゥーチャー・海包丁dit également « couteau requin  サメ包丁 . Le manche possède des rainures à intervalles réguliers pour éviter que la main ne dérape lors du dépeçage des poissons et autres animaux marins.  Cliquer sur ce lien pour découvrir d’autres couteaux et hachoirs utilisés par les insulaires

La disette, une terreur endémique
Entre le 14e et le 18e siècle; aucune amélioration majeure n’est à signaler . Les classes inférieures du royaume font face à une pénurie d’outils et de métaux ferreux et apprennent à limiter leurs besoins. Le rendement de l’agriculture semble grandement s’en ressentir et le manque à gagner de l’économie rurale doit être important. Il est vrai que le climat est également en grande partie responsable de cette agriculture sous développée . Entre les mois de mai et octobre, de nombreuses et violentes tempêtes tropicales balayent l’archipel, les récoltes sont alors en grande souffrance. Dans les moments d’accalmie la sécheresse sévit facilement. Le stockage de grandes quantités d’eau était plus que problématique, pour cause, le manque de structures adaptées.

Quand les paysans pouvaient avoir accès à une petite quantité de fer ils préféraient se procurer, en priorité, une marmite fabriquée en ce métal qu’un outil ; de là le nombre beaucoup plus important de chroniques répertoriant les cargaisons d’importation de marmites que celles répertoriant des outils agraires.

Les paysans ; plus pêcheurs que paysans se rabattent sur les produit de la mer pour survivre et cela malgré les pressions du gouvernement royale 王府  qui déçu par le peu de revenu fiscaux qu’il tire de l’agriculture pousse les paysans à travailler plus ardemment la terre. Peine perdue, ces derniers rechignent à se lancer dans un semblant d’agriculture qui demandait des efforts épuisants pour des résultats plus qu’aléatoires. Ils préféraient entretenir de minuscules potagers facile à remettre en état après chaque catastrophe naturelles. Les paysans de ces contrées, ont toujours été plus pauvres que leur homologues du grand japon 大和. La misère est partie intégrante de la condition paysanne ryukuïenne et cela jusqu’à une période fort avancée dite d’avant guerre (39/45).
La main mise du royaume des Ryûkyû par clan de japonais de Satsuma  薩摩藩s’effectue à une époque où le déclin du commerce international du royaume ( dû à des facteurs extérieurs ) était déjà enclenché. Les autorités de tutelle s’efforceront de développer la culture de la canne à sucre サトウキビ砂糖黍. Les bénéfices retirés de cette culture dépasseront, à la longue, ceux obtenus grâce au commerce maritime.

Voici la traduction d’une légende de l’île de Ishigaki 石垣島 où la quête du métal précieux (le fer 鉄 ) se mêle à des éléments naturels et surnaturels.

En filigrane de cette légende, on peut y découvrir les points suivants:
1) La notion historique que les îliens vouaient à la valeur des outils et des armes en métal ferreux (A*)
2) La problématique de la navigation à l’époque où les naufrages et décès en mer étaient très fréquents (B*)
3) L’importance de la filière du commerce de minerai avec le Japon 日本(C*)
4) Les liens historiques et profonds avec la région du fief de Satsuma 薩摩 (D*)
5) Les traces du culte ancestral de la déesse mère par le biais du pouvoir des femmes (gardiennes des lieux sacrés) à dialoguer (émotionnellement parlant et sans jeu de mots… ) plus facilement (si ce n’est exclusivement) avec les divinités que ne pouvaient le faire les hommes,. (E*)

 La légende 伝説 des deux frères ou l’origine des outils agricoles (en fer) de l’île de Ishigaki 石垣島 de l’archipel de Yaeyama 八重山列島) 「 Nōgu no denraï 農具の伝来」

Il y a fort longtemps de cela vivaient dans une ferme du village de Ohammura 大浜村, deux frères. L’aîné était connu sous le nom de Hirumakii  ヒルマキイ ⇒ hiru-maki est également un des termes qui désigne un fourreau de sabre japonais (蛭巻 →ひるまき→ 太刀の柄 ?) et le benjamin sous le nom de Kōchitamagané ⇒ tamagané semble dériver du mot tamahagané qui désigne la matière brute ferreuse dont est tirée le sabre traditionnel japonais (A* ) – (コウチタマガネ ⇒ (玉鋼 →たまはがね→ 日本刀の材料 ?) Les deux frères étaient de bons paysans et besognaient leur lopin ardemment tout au long de l’année. Malgré cela, leurs efforts restaient vains et la récolte ne leur permettait pas de se nourrir correctement.

À cette époque reculée, l’île de Ishigaki 石垣島  n’avait pas accès aux outils et instruments en fer et devait se contenter d’outils en bois et en pierre. Ces outils étaient fragiles et s’usaient trop rapidement pour permettre le travail correcte de la terre.
Un jour, les deux frères entendirent parler d’un pays (C*) se situant vers l’Est 東 qui regorgeait de minerai de fer. S’étant longuement concertés; ils se décidèrent de forcer le destin et de partir directement à la recherche du précieux métal.
Les deux frères ne tardèrent pas à convaincre 18 marins de leur village à se joindre à eux. Une fois les préparatifs effectués et la direction du vent, favorable, ils déployèrent la voile d’une jonque de pêche et prirent la direction Nord-Est. Après quelques jours de navigation ils arrivèrent en vue des côtes de Kyūshū 九州 au Japon et mirent pied à terre dans un lieu dénommé « Bonotsu 坊之津 (D*) (kakoshima-ken鹿児島県)  » . Une fois à terre, la petite troupe se mit à la recherche d’une forge pour acheter les outils dont ils avaient tant besoin. C’est en cours de route qu’ils rencontrèrent un vieillard avec une magnifique chevelure blanche. Le vieillard s’adresse aux deux frères en ces termes; –  » De quelle région venez-vous ainsi ? « . Hirumaki et Kōchitamgané, répondirent qu’ils venaient d’un endroit au delà des mers et qui se nommait « Yaeyama 八重山 » ( l’archipel de )  » Nous sommes venus acheter du fer et des objets en fer 鉄・鉄品 qui nous font tant défaut « 

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Fig.0586- Jonque de pêche.

Après avoir entendu cette réponse, le vieillard leur demanda s’ils croyaient aux divinités ? Il leur demanda cela parce que lui, il possédait une divinité  » Reishin 霊神  » qui s’exprimait à travers sa personne et il serait heureux de leur faire profiter de ses bienfaits. Les deux frères répondirent qu’ils ne possédaient pas une si belle et si haute protection et qu’il seraient ravis de pouvoir en profiter.
Le noble vieillard leur offrit alors un petit cercueil en bois qui, dit-il, les aidera , une fois à bord, lors de la longue traversée du retour. Sur quoi il leur indiquât que quand ils seront au large, ils entendront sortir du cercueil une voix qui leur indiquera les manoeuvres à effectuer pour rejoindre en toute sécurité leur île natale, car ce cercueil possédait également le pouvoir magique de calmer les éléments.
Une fois arrivé dans leur île, ils devront alors impérativement faire ouvrir le cercueil par une de leurs tantes ou bien par leur propre épouse 伯母・妋 (E*) Sur ce le vieillard à la chevelure blanche remit le cercueil aux deux frères ravis qui témoignèrent de chaleureux remerciements. Suite à cet épisode la petite expédition alla se fournir en outils et objets en métaux et rembarqua en emportant précieusement le cercueil aux pouvoirs prodigieux.

Las, une fois au large, ils en oublièrent les recommandations du vieillard et ne prêtèrent pas attention à la voix qui se fit entendre de l’intérieur du cercueil au moment opportun, puis par curiosité et sans être conscient du sacrilège, ils soulevèrent le couvercle, d’ailleurs inutilement ; il était vide. C’est à ce moment précis qu’un vent puissant se leva et les poussa dans la direction contraire où ils souhaitaient aller. Non seulement la jonque ne progressait plus mais par la force des éléments (B*) elle se fit repousser vers l’endroit d’où elle était venue. Les revoilà donc à terre à la recherche du vieillard. Celui-ci surpris de les revoir leur demanda s’ils avaient bien respecté ses instructions ? Les deux frères effondrés se confondirent en excuses. Voyant cela le vieillard toujours aussi bienveillant s’approcha du cercueil et rajusta le couvercle et donna une nouvelle chance aux deux frères et à leurs compagnons d’infortune, mais il leur signala que si malgré tout, ils devaient tomber encore une fois dans la même erreur il ne pourrait alors plus rien pour eux. Sur quoi les hommes embarquèrent en faisant la promesse de suivre à la lettre les recommandations du noble vieillard. Une fois au large il écoutèrent attentivement la voix surnaturelle sortie tout droit du cercueil et se plièrent à ses injonctions. De fait le voyage de retour se fait dans les meilleurs conditions et ils arrivèrent ainsi sains et saufs jusqu’à leur île natale.
C’est depuis cette époque que la divinité a pris sa place dans le panthéon local.
Devant le petit emplacement sacré (utaki) qui lui est dédié  » Sakibara-on 崎原オン (石垣市・崎原御嶽) , elle y est fêtée chaque année avec ferveur par la population locale. Ainsi se termine la légende relatant l’arrivée des outils , instruments et objets en fer sur l’île d’Ishigaki
Source : Ryūkyū no monogatari 琉球の昔物語/ 仲宗根幸市/ 第1集 / 1988 / Traduction: Christian Faurillon ©.

Tournant historique
Vers le 18e siècle (début?) le fer devient un produit financièrement abordable, Il suffit d’étudier les outils agricoles datant de cette époque pour se rendre compte de leur grande diversité. Le fer investit les campagnes de l’archipel et permet de sérieux progrès dans divers domaines.

Un témoignage d’ époque :
Un texte relatif aux péripéties d’une cargaison de fer nous est parvenu :
— En décembre de l’année 1738 un navire ryûkyûïen avec une trentaine d’ hommes à bord, quitte le port de Naha 那覇 à destination de l’île de Yaeyama 八重山列島 (une des îles éparses du royaume) . La cargaison se compose de riz, de châtaigne 栗、de coton 綿 et du fer dont une partie se présente sous forme de marmite 鉄鍋 . Suite à une avarie (ou un coup de vent ) le bateau dérive jusqu’en Chine. Il fini par rejoindre un port de la région de Fujian 福建省. Après avoir subit une inspection des autorités portuaires, tout le stock de fer est confisqué. Le chef de l’équipage essaye de s’interposer en expliquant que ce fer provient de Naha 那覇港 et qu’il est destiné à fabriquer des outils agricoles. Le fonctionnaire chinois lui rétorque que l’importation de fer sur le territoire chinois est interdit sans autorisation et que ce fer….. à l’origine, provient des mines chinoises… Le chef de l’équipage demande de se faire rembourser mais peine perdue le fonctionnaire reste de marbre. Source:『波高し!漂流琉球船』 比嘉朝進.

La démocratisation du fer n’est pas le seul facteur de l’amélioration des conditions de vie à Okinawa. l’importation et l’acclimatation de nouvelles espèces légumières et fruitières sont à prendre également en compte.

Conclusion:
Loin des clichés traditionnels qui sont trop souvent mis en avant pour expliquer le pourquoi du comment du karaté et du kobudō okinawaïen; le fer n’a semble t-il jouer q’un rôle très marginal sur le développement effectif des ces derniers. Les outils et les armes fabriquées à l’aide du fer était certes rares en raison du coût de la matière première et de sa fabrication mais non pas introuvables et cela même aux époques historiques les plus reculées.

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Fig.0623- Une forge dans la région de Uruma ↑  くるがね・竹馬製作所工場・うるま市

Fig.0651 – Une autre forge reputée : la forge Kaniman / カニマン en dialecte d’okinawa 方言 Kaniman signifie « forge/ 鍛冶屋 »
Adresse : 2629-10 Matsuda Ginoza-son Kunigami-gun Okinawa-ken 904-1301/ 〒904-1301沖縄県国頭郡宜野座村字松田2629-10

Fig.0656 – forge Kaniman / カニマン 鍛冶屋   vue extérieure de la forge ↑

Fig.0654-  Forge Kaniman / カニマン ↑

Fig.0650  – Quelques lames forgées ↑ dans  la Forge Kaniman / カニマン

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À l’intention des visiteurs indélicats. 
Les articles de ce blog n’ont pas vocation à être la cible de pillages numériques intempestifs et de copié-collés sauvages.  
Vous pouvez bien évidement vous inspirer des contenus, vous y référer même, sans pour autant vous adonner aux pillages du travail exposé sur ces modestes pages.
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L’histoire du karaté Okinawaïen  沖縄空手の歴史 Christian Faurillon -フォーリヨン・クリスチャン ©2015

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